Un petit avant-goût de ce qui vous attend le samedi

A J-7 de l’ouverture des 5èmeRencontres Naturalistes de l’Aude, nous vous proposons, en avant-première, un avant-goût du programme du samedi 17 novembre 2018.

Retrouvez le programme complet des deux journées ici

  • Les escargots de la Malepère par Jean SANÈGRE – SESA à 10h

© Jean SANÈGRE

La Malepère, classée Natura 2000, présente une biodiversité remarquable. Cela est dû à ses caractéristiques géologiques, climatiques, humaines. Sa flore est bien connue, mais ce qui l’est moins, ce sont les Gastéropodes, c’est-à-dire les escargots et les limaces. Le diaporama fera un bref rappel des caractéristiques anatomiques et biologiques de ce groupe. Il vous donnera aussi une idée des principales espèces qu’on peut rencontrer sur ce territoire, mais également dans le reste du département de l’Aude.

  • La Genette des Hautes Corbières par Matthieu VASLIN – LPO Aude à 10h30

Pendant plus d’une année, un suivi par piégeage photographique a permis d’apporter des éléments sur la biologie d’une population de Genette commune Genetta genetta dans les Hautes Corbières : rythme d’activité, photo-identification, sexage des individus, fréquentation d’un crottier et régime alimentaire.

  • Les habitats dunaires par Laure SIRVENT – CBN Méditerranée à 11h30

Le contexte réglementaire : Dans le cadre de la Directive européenne Habitat Faune Flore (1992) et du code de l’environnement français, l’état de conservation des habitats d’intérêt communautaire doit être évalué tous les 6 ans à l’échelle des sites Natura 2000.
Qu’est-ce que l’état de conservation ?L’état de conservation est défini selon trois paramètres : l’évolution de la surface de l’habitat, la structure et les fonctions de celui-ci, ainsi que ses perspectives d’évolution futures. Il existe trois états de conservation possibles : l’état favorable, l’état défavorable inadéquat ou l’état défavorable mauvais.
L’objet de l’étude :Les dunes et leur végétation jouent un rôle essentiel dans la protection du littoral. Ces milieux naturels restent cependant menacés principalement par l’urbanisation du littoral et son érosion. Ainsi, l’étude et la protection des dunes et de leur végétation sont primordiales.
La mission du Conservatoire :Le Conservatoire botanique a été chargé d’évaluer l’état de conservation de ces habitats sur le site Natura 2000 la Grande Maïre, à Portiragnes dans l’Hérault. Le but était de développer une méthode d’évaluation de l’état de conservation des habitats, qui soit fiable scientifiquement et reproductible sur chaque site Natura 2000.
Les indicateurs :La méthode mise en place a permis de sélectionner des indicateurs pour chacun des paramètres de surface, de structure et de fonction, ainsi que des perspectives futures des habitats considérés. Huit indicateurs ont prouvé leur efficacité, mais seuls quatre d’entre eux sont présentés.
– L’évolution de la surface de l’habitat est évaluée grâce à l’analyse de photos aériennes à différentes dates et à la remise à jour de la cartographie des habitats considérés.
– La structure et les fonctions des habitats sont évaluées, par exemple, grâce aux valeurs indicatrices écologiques de Pignatti. Ces valeurs traduisent les conditions de vie préférentielles d’une espèce en termes d’humidité du sol, de salinité, de luminosité, etc. A l’échelle de l’habitat, une moyenne pour chaque valeur indicatrice est réalisée sur l’ensemble des espèces rencontrées sur le terrain. Cette moyenne reflète alors les conditions écologiques de l’habitat étudié.
– Concernant les perspectives futures de l’habitat, le statut de protection réglementaire et foncière du site est utilisé. Le fonctionnement de la cellule sédimentaire (accrétion/érosion) dans laquelle est inclus le site est aussi pris en compte.
Le système de notation :Chaque indicateur reçoit une note en fonction de sa cohérence avec les références bibliographiques (relevés phytosociologiques issus de thèses et de publications antérieures) ou de son état optimal. La compilation des notes des indicateurs permet ensuite d’attribuer une note finale et un état de conservation à l’habitat sur le site étudié.
Les intérêts de la méthode :En plus de répondre aux exigences réglementaires, cette méthodepermet aussi d’améliorer la connaissance de la flore et des végétations, d’identifier les zones en mauvais état de conservation et de donner des pistes d’explications au gestionnaire.

  •  Un papillon, des fourmis par Clément HENNIAUX – CEN-LR & Claude LEBAS – Antarea à 12h

L’Azuré des Mouillères (Maculinea alcon écotype alcon) est un papillon des milieux humides et tourbeux, rare et protégé nationalement. Il appartient au genre Maculinea, dont les espèces sont hautement dépendantes d’espèces de fourmis du genre Myrmicapuisque leurs chenilles doivent être adoptées dans les fourmilières pour réussir leur développement larvaire et produire un adulte. Cette espèce fait partie des espèces ciblées par le Plan National d’Actions en faveur des Maculinea et de sa déclinaison régionale en Languedoc-Roussillon de 2011 à 2015.
En ex L-R l’espèce était connue de Lozère, du Gard, de Lozère, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales avant 1990. Dans l’Aude et les P-O on compte respectivement 2 et 1 populations historiques tandis que la Lozère est le bastion de l’espèce en région. Une des populations audoises n’a pas été revue depuis 2010 tandis que la dernière population fait l’objet d’un suivi depuis 2016.

Quel est l’historique des connaissances sur cette population suivie ?
Comment ont évolué les effectifs et les habitats de la population ?
Quelle est l’espèce de fourmis hôte de cette population ?
Comment viabiliser cette population à long terme avec l’implication des acteurs locaux ?

C’est à ces questions que nous essaierons de répondre à travers cette intervention.

  • Micro-organismes : un grand rôle par Vincent Jassey – EcoLab à 14h30

L’ensemble des tourbières de la planète recèle d’énormes quantités de dioxyde de carbone (CO2) : l’équivalent de 20 ans d’émissions humaines et naturelles. Aujourd’hui pourtant, les tourbières sont grandement menacées par les changements climatiques et pourraient rejeter dans l’atmosphère tout le CO2 qu’elles ont piégé dans leur sol au cours du temps, renforçant ainsi le cercle vicieux du réchauffement climatique. Nous savons à présent que les micro-organismes – algues, bactéries, champignons et autres – qui grouillent dans les tourbières jouent un rôle clé dans le cycle du carbone. Ce foisonnement les rend capables de faire pression sur leur habitat – les tourbières – pour y séquestrer du carbone ou libérer dans l’atmosphère plus de CO2.
Cette intervention nous emmènera à la découverte du rôle capital que ces petites créatures jouent dans les tourbières.

  • La plus belle tourbière de la Montagne Noire par Bruno de FOUCAULT, Jean MURATET, David RICHIN – Ecodiv & Mathieu DUPUIS – SMMAR à 15h

© Bruno de FOUCAULT

Une étude phytosociologique de deux marais à affinités atlantiques formant un complexe tourbeux sur le versant sud de la Montagne noire (commune des Martys, Aude) a permis de reconnaître plusieurs associations déjà bien connues et de décrire quatre associations nouvelles, le Trocdario verticillati – Narthecietum ossifragi, deux associations arborescentes (Betulo pendulae – Pinetum sylvestris et Betulo pubescentis – Pinetum sylvestris) et une association arbustive (Frangulo alni – Ilicetum aquifolii). La présentation orale illustrera ces principaux habitats et analysera les liens systémiques qu’ils présentent entre eux, ainsi que leur valeur patrimoniale et leur gestion écologique.

Le Syndicat des bassins de la Clamoux, de l’Orbiel et du Trapel (SBCOT) a confié à l’association Ecodiv un inventaire botanique, herpétologique, ainsi qu’une caractérisation des habitats de deux sagnes du revers sud de la Montagne noire, notamment pour évaluer les opérations de gestion menées sur l’une d’elles.
La présentation orale présentera la zone d’étude ainsi que les résultats des inventaires herpétologiques.

Pour marque-pages : Permaliens.

Les commentaires sont fermés.